La testostérone est montrée du doigt comme étant l’une des possibles causes de l’apparition de l’autisme chez l’enfant.
Selon des chercheurs britanniques de l’Université de Cambridge, la présence d’un niveau élevé de la principale hormone sexuelle mâle dans le liquide amniotique d’une femme expose le foetus à un risque d’apparition de troubles autistiques.
Pour l’établir, l’équipe de recherche a mesuré la quantité de cette hormone sexuelle mâle dans le liquide amniotique de 235 femmes enceintes ayant subi une amniocentèse pendant leur grossesse. Elle a ensuite demandé à ces mères de remplir des questionnaires permettant d’identifier des caractéristiques autistiques chez leurs enfants alors âgés de 6 à 10 ans.
Les résultats montrent qu’il existe un lien entre la testostérone foetale et les caractéristiques autistiques.
Le Pr Simon Baron-Cohen affirme cependant que ces résultats ne permettent pas de conclure à l’existence d’un lien entre le niveau de testostérone et un diagnostic clinique d’autisme ou de syndrome d’Asperger. Il estime qu’un échantillonnage de plusieurs milliers de personnes est nécessaire pour l’établir.
D’autres travaux ont déjà associé un niveau élevé de testostérone foetale à un développement du langage plus lent, des difficultés avec les autres enfants ou des problèmes d’empathie.
L’autisme, qui apparaît généralement vers trois ans, est caractérisé par des déficits de la communication et des relations sociales, associés à des comportements répétitifs, stéréotypés.
Les résultats complets sont publiés dans le British Journal of Psychology.